Forum sympa : Hères du Temps
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EddieCochran+
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GJ - La Grande Esplication

le Lun 3 Déc - 14:52
Comme promis j'ouvre un fil consacré à la retransmission d'une émission "politique" programmée les 28 novembre 2018 par la LCI la sous-chaîne de maçon de TF One et animée par le viré du JT de 20 heures de la 2 le plus vieux que son âge Pavid Dujadas.

Cette émission a été vue par les essellents Chroniquette et Quantat plusse votre serviteur qui va s'efforcer de vous livrer quelques moments d’anthologie de ce blabla télévisuel que vous pouvez également revoir sur Fèces-de-Bouc en suivant le lien suivant :
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

ou directement sur la chaîne LCI en rediffusion (replay pour les Francaouis) : https://www.lci.fr/social/replay-la-grande-explication-revivez-dans-son-integralite-notre-emission-exceptionnelle-consacree-aux-gilets-jaunes-2106035.html

ou encore à copier por qui dispose d'un intégrateur : <iframe src="//www.tf1.fr/embedframe/104307chuPP3r13601160" frameborder="0" style="width: 640px; height: 360px;"></iframe>

Présentation des participants :

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]L'animateur

GJ
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]Ingrid Levavasseur (Normandie, près de Rouen, 31 ans, aide-soignante en reconversion ambulancière, 2 enfants, divorcée)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]Maxime Nicolle (Bretagne, Côtes d'Armor, 31 sans emploi, 1 fille, en couple)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]Marine Charette-Labadie (Corèze, 22 ans chômeuse)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]Fabrice Schlegel (Dole, Jura, chef d'entreprise du bâtiment, marié, 3 enfants)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]Jacline Mouraud (Morbihan, connue par une vidéo devenue virale, cette coquette ne dit pas son âge)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]Eric Drouet (Melun, Seine-et-Marne, 33 chauffeur routier salarié, marié)


Politiques :
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]Emmanuelle Wargon (Secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]Marc Fresneau (Ministre délégué aux Relations avec le Parlement)


Députés : 
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]Claire O'Petit (députée LREM de l'Eure)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]Michel Ramos (député Modem du Loiret)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]Amélie de Montchalin (députée LREM de l'Essonne)


Personnalités :
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]Allain Bougrain-Dubourg (président de la LPO)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]Yann Artus-Bertrand (Photographe, président de la fondation GoodPlanet)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]Jean-Marc Dumontet (producteur de spectacles)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]Laurent Alexandre (fondateur de Doctissimo)


Personnes qui "souffrent du mouvement des GJ"
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]Daniel Libolt (Commerçant, chef d'entreprise à Auxerre, plusieurs boutiques)


Personnes qui "s'interrogent sur la justesse de la cause des GJ"
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]Laurent  Segnis (Relayeur d'une pétition "Sans-moi le 17 novembre")


Economistes :
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]Agnès Verdier-Molinié (tendance libérale)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]Thomas Porcher (Economiste de gauche, co-fondateur de Place-Publique)


Sont également présents :
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]Mathieu Bock-Côté (Québec, sociologue, chroniqueur au Figaro)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]Romain Goupil (Réalisateur)


Deux journalistes étrangers :
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]Paolo Levi (Italie, La Stampa)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]Brigitte Ades (UK, journaliste à la revue Politique Internationale)


Journaliste français :
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]Yves Thréard (Figaro, RTL partenaires de l'émission)

Voici donc le décor posé. Va suivre la présentation de chaque GJ par lui-même.
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EddieCochran+
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Re: GJ - La Grande Esplication

le Lun 3 Déc - 20:31
1 - Présentation de chaque GJ par lui-même, donnant les raisons pour lesquelles il s'est engagé dans ce mouvement :
(SVP Ne tenez pas compte des coquilles éventuelles, j'écris à la volée les écouteurs sur les oreilles et je n'ai pas mon brevet professionnel de dactylographie)

Ingrid Levavasseur :  " Le ras le bol d'en baver tous les mois, je n'en peux plus tous les mois de voir autour de moi la souffrance, je pensais être un cas isolé, je me disais tous les 10 du mois, comment je vais finir le mois ? Et en fait je me rends compte que je ne suis pas la seule. Nous sommes des centaines de milliers dans mon cas à souffrir, parce que clairement c'est une souffrance quand on ne peut pas acheter une paire de baskets à son fils pour aller au sport..
DP : "Est-ce que ça c'est aggravé ,
IL : "Oui ça s'est aggravé carrément, parce que l'on nous parle de baisse de taxe d'habitation, de baisse de ci, de baisse de ça, mais moi j'ai pas cette sensation, parce que si on fait le calcul sur une année mon électricité par exemple a augmenté de 95€ . 95 € c'est pas rien sur un budget. On parle d'aides - parce que je suis toute seule avec 2 enfants - en fait c'est archi faux parce que ces aides-là sont déclenchées à partir d'un certain montant, et ce montant en fait je le dépasse. 1250 € par mois, est-ce que ça suffit à une femme avec deux enfants seule pour vivre?
DP : "Parce qu'on vous a demandé à chacun de venir avec un objet, vous êtes venue bien sûr avec votre gilet jaune mais aussi avec votre fiche de paye, c'est ça ?"
IL : "Je suis venue avec ma fiche de paye, mais.."
DP : "Alors montrez-là nous"
IL : "Je suis venue avec ma fiche de paye. La dernière en date je peux déjà vous la montrer. Mais déjà je vais vous montrer mon budget mensuel de ce mois-ci. J'ai toutes les preuves. La voilà si vous pouvez la voir" [un tableau Excel tendu à DP]
DP : "Votre budget mensuel, si je lis rapidement : EDF, le gaz, Internet, le portable, les assurances, l'assurance scolaire, les impôts locaux, l'entretien, et quand vous arrivez au bout vous êtes à 1705 €, y compris la cantine, les séances de judo, le placement pour les vacances, le coiffeur, zéro vacances. Le total 1705 € pour un revenu mensuel - si l'on ajoute votre salaire, la pension alimentaire, la caisse d'allocation familiale, est de 1720 €, il vous reste donc 20 € quand l'on a terminé les dépenses contraintes, vous êtes à 20 € qui restent".[Notez la puissance de calcul élémentaire du journaliste vedette.]
IL : "20 €, mais j'ai eu des dépenses supplémentaires ce mois-ci. Effectivement pour aller voir le médecin pour avoir une carte verte pour être ambulancière coûte 36€, non remboursés par la sécurité sociale. Je ne demande pas que ce soit remboursé, mais j'ai des dépenses qui sont au-delà de ce que je gagne, et je ne fais pas d'excès puisque vous pouvez le constater mes dépenses sont "succinctes" puisque je ne place rien pour les vacances. Je ne dépense que 24 € pour les vêtements de mes enfants. J'en ai deux : 13 ans et 8 ans. Je vous demande comment l'on peut faire pour dépenser encore moins  ?"
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DP : "Bonsoir Maxime Nicolle. Vous avez 31 ans. Vous venez des Côtes- d'Amor près de Dinan. Vous n'avez pas revêtu votre gilet jaune. Pourquoi ?"
MN : "Je ne l'ai jamais mis début le début parce que je suis un citoyen en colère avant d'être un gilet jaune. Le GJ c'est pour moi un signe de contestation pour dire qu'on n'est pas content, mais c'est moi qui est pas content. Ça c'est un signe que je ne suis pas content"."
DP : "Et pourquoi vous n'êtes pas content?"
MN: " Ben écoutez, au final ce n'est pas très compliqué : quand on voit ce qu'on gagne et ce qu'on voit ce qu'on doit dépenser pour vivre à peut-près correctement..."
DP: "Vous êtes intérimaire dans le transport, c'est ça ?"
MN : " Oui, le dernier domaine dans lequel j'ai travaillé c'était le transport. Moi par exemple je suis à l'ASS, l'Allocation de Solidarité spécifique et je touche 480 € par mois. Parce que je ne travaille pas et parce que avec les super réformes de l'ANPE [Pôle Emplois] j'ai 705 heures de travail qui n'ont pas été comptabilisées parce que la déclaration que j'avais faite à l'époque devait être faite différemment. On m'avait dit de faire une déclaration sur ce que j'étais parti m'établir à l'étranger. Donc j'ai fait comme on m'a dit et quand je suis rentré finalement il y a un décret qui est passé entre temps et donc il fallait faire différemment. Les 705 heures vous ne les avez plus, donc je n'ai pas droit au chômage et je suis à l'ASS avec 480 € par mois."
DP : "Donc votre colère n'a rien à voir avec le prix des carburants au départ. Je parle de la raison qui l'a déclenchée."
MN : "Moi la colère qui l'a déclenchée c'est un tout. Ce n'est pas forcément le carburant. Le carburant c'est quelque chose qui est en plus. Mais à 480 € par mois, ma femme étant en accident de travail actuellement, j'ai une fille de 8 ans, donc elle touche moins de 1000 € par mois, ça fait 1480 € par moi. Il y a 3 personnes dans le logement, on a un revenu de moins de 1500 €.
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DP : "Bonsoir Marine Charette-Labadie. Vous êtes la benjamine ce soir, vous avez 22 ans , vous êtes serveuse, vous avez fait des petits boulots, vous êtes aujourd'hui intérimaire. Quand on vous a demandé un objet vous nous avez apporté une lettre."
MCL : " Tout à fait. Alors déjà je suis chômeuse, en fait, à la suite d'un arrête maladie, parce que je suis tombée malade assez gravement, donc mon CDD n'a pas été renouvelé, parce que étant un mois en arrêt , mon employeur ça lui a fait peur. Donc voilà j'ai perdu il y a quelques mois mon emploi. Maintenant je fait quelques petites mission d'intérimaire parce que retrouver un emploi, j'ai traversé la rue mais ça n'a pas marché. Et en fait ma colère elle s'est exprimée quand j'ai reçu la lettre que je n'ai pas là mais que j'ai envoyée par mail parce qu'elle était pas recevable dans le sens où je me suis tellement énervé dessus qu'elle est toute froissée."
DP : "Tellement énervée que vous l'avez déchirée de rage."
MCL : "Je ne l'ai pas déchirée mais je l'ai mise dans ma main [geste de froissage], voilà, je ne pouvais pas l'envoyer et en plus il pleuvait ce jour-là."
DP : "Qu'est-ce qu'elle disait cette lettre ? Que vous étiez interdite bancaire"
MCL : "" Ben oui, parce que j'avais fait le plein de ma voiture pour aller travailler. J'ai mise 72 € par chèque. J'étais déjà à découvert de 400 €, mais pour aller travailler habitant dans un milieu rural je suis obligé de mettre de l'essence dans ma voiture. Donc voilà du coup je me suis retrouvée interdite bancaire, enfin interdite d'émettre des chèques pendant 5 ans, parce que j'ai voulu faire le plein de ma voiture parce que je n'avais pas le choix."
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DP : "Bonsoir Fabrice Schlegel (prononcé clézèle)...
FS : "Schlegel (Prononcé chléguel)"
DP : "Schlegel, pardon. Vous venez de Dôle (prononcé daule)..."
FB : "Dole, il n'y a pas d'accent circonflexe. Je le sais, parce qu'ils [les Dolois] sont derrière leur écran et qu'on dit Dole parce que depuis 1965 il n'y a plus d'accent circonflexe. Ceci est dit"
DP : "Oui vous avez bien raison il faut bien prononcer les mots. Ce qui est intéressant c'est que vous êtes chef d'entreprise, que vous avez eu jusqu'à 10 salariés. Chef d'entreprise dans le bâtiment aujourd'hui, vous avez plutôt recours à des sous-traitants. Donc on se dit : chef d'entreprise, vous n'êtes pas forcément dans le besoin."
FB : "Oui effectivement, je fais pas partie de ces gens qui sont les plus impactés comme on vient de l'entendre, là où on enlève plus le superflu avec toutes vos taxes [il désigne la Secrétaire d'Etat du doigt], on enlève l'essentiel à des gens qui ne peuvent plus vivre. Donc à un moment donné les gens qui comme moi qui sont plutôt bien dans leur peau, et tout va très très bien pour moi, et bien c'est le moment de prendre la défense des plus précaires."
DP : "Tout va très bien pour vous, malgré tout vous avez constaté - qu'est-ce qui vous a mis hors de vous ?"
FB : "Moi ce qui m'a mis hors de moi ce sont plusieurs anecdotes. Tout d'abord j'ai fait mon plein un jour et j'ai regardé exactement le montant et je suis arrivé à un montant de 118 € pour un plein".
DP : " 118 € pour un plein ! Vous avez une grosse voiture."
FB " Oui, euh, mais j'ai 3 enfants, et là je me suis dit mais il y a quelque chose qui ne va plus. Et deux ou trois petites anecdotes autour de moi... Euh d'un ami qui devait aller voir sa maman malade à 130 km de Dole et ça lui coûtait 40 € d'essence pour aller rendre visite à sa maman malade. Donc tout ça a fait que euh, puisque vous le savez on est dans une société où on paye des impôts, où l'impôt est confiscatoire, surtout depuis François Hollande, hein ? Depuis 2012. On s'attendait à ce que ça s'améliore avec Monsieur Macron qui semblait avoir compris quelques mécanismes et on s'aperçoit que c'est pire, que les dépenses continuent, et qu'on va toujours chercher - malgré les changements de couleurs - on va toujours chercher l'argent où ? Dans la poche du petit contribuable. Donc [désignant la Secrétaire d'Etat] vouqs vous trompez de cible, il faut aller chercher l'argent où il y en a."
DP : " Alors tout-à-l'heure vous inviterai tous [les GJ] à vous adresser à tour de rôle à Madame Wargon Secrétaire d'Etat à l'écologie. D'abord je poursuis le tour de table et les présentations"
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DP : " Bonsoir Jacline Mouraud, GJ aussi dans le Morbihan et le le disait près de Valenciennes [cafouillage]
JM : "Pas du tout, près de la forêt de Brocéliande"
DP : "Voilà. Je le disais l'on vous connaît grâce à cette vidéo qui est devenue virale, qui a été vue par combien 6, 7 millions de fois "
JM : " Là ça dépasse apparemment les onze millions."
DP : " 11 millions, vous êtes devenue vedette des réseaux sociaux et vous disiez que les automobilistes étaient matraqués. Alors vous c'est l'accumulation de l'automobiliste, des charges pour l'automobiliste que vous êtes qui vous a décidé de vous lancer."
JM : "Pour moi il y a eu deux phénomènes. Il y a eu le fait, le matin même, bon évidemment qu'on soit matraqués, mais ça ça fait des années que ça dure, mais le matin où j'ai fait cette vidéo, en fait j'ai eu euh, j'ai entendu à la télé qu'on allait avoir des péages à l'entrée des grandes villes. Donc on a déjà plus rien, mais on va nous en prendre encore un petit peu plus. Donc j'ai dis, là ce coup-là ce n'est pas possible et dans le même temps j'ai appris qu'une dame était morte dans sa voiture en Vendée. Elle avait 58 ans, elle pesait 30 kg. Donc ça, moi, c'est pas possible."
DP : " Elle habitait dans sa voiture ?"
JM : " Elle habitait dans sa voiture, tout le monde s'en foutait, quoi. Donc je me suis dit mais c'est pas possible qu'on vive en France et qu'on accepte ça! Mais enfin, le maire n'a rien fait. Le député n'a rien fait. Tout le monde s'en fout, quoi. On peut mourir dans sa voiture, tout le monde s'en fout. Donc ça a été un peu le déclencheur de ma colère. Et puis bon, en faisant la liste de ce qu'on subit en tant qu'automobiliste , ET j'en ai oublié, parce que il y avait le 80 km/h, tous les radars, enfin bon, bref la liste est trop longue maintenant. Donc ça a donné cette vidéo."
DP : "Et je précise que vous êtes aujourd'hui retraitée d'un côté, auto-entrepreneuse de l'autre. C'est bien ça ?"
JM : " Retraitée ? Pas encore, ha ha ha.Je suis en auto-entreprise."
DP : " Dans quel domaine ?"
JM : " Je suis hypnothérapeute et artiste. Je suis obligée d'avoir deux activités, voire trois puisque pour combler les fins de mois je suis aussi agent de sécurité incendie"
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DP : " Eric Drouet rebonsoir. Comme je le disais vous êtes un des chefs de file de ce mouvement .."
ED : " Non pas chef! "
DP : "De file peut-être ?"
ED : " Non je suis l'initiateur de ce mouvement "
DP : " Initiateur de ce mouvement. J'ai oublié de dire tout-à-l'heure que Fabrice Schlézelle Schlegel , voyez, début novembre vous aviez organisé les premiers blocages loin avant le 17 novembre."
FS : " Oui le Jurassien est tenace."
DP : "Tenace oui, mais précurseur aussi. Et vous Eric Drouet vous avez été aussi l'un des initiateur du mouvement et vous avez donc rencontré hier Emmanuelle Wargon - et vous allez vous adresser à elle dans un instant - et François de Rugy. Et cette rencontre pour vous ça n'a pas été le début d'un processus qui fait que vous vous êtes dit : tiens il y a une négociations on va arrêter ?"
ED : " Non, c'était juste une grande discussion sans plus."
DP : "Discussion un peu générale. Vous avez 33 ans, vous êtes chauffeur routier. C'est en temps que chauffeur routier que vous avez eu à souffrir de l'augmentation du prix du carburant ?"
ED : " Oui, entre autre. Parce que du coup, moi je suis chauffeur routier, ma femme est comptable, du cop nous sommes dans une tranche de salaire où rien nous est offert. On paye tout plein pot et on a des taxes à plus savoir quoi en faire"
DP : " Vous êtes chauffeur routier à votre compte ?"
ED : Non, non, salarié."
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DP : " Alors juste avant que vous vous adressiez à Madame Wargon je voudrais vous poser une question ,pour qu'on vous situe bien, deux questions générales à vous tous. La première : qui est-ce qui a voté parmi vous aux élections présidentielles ou législatives. Je ne  vous demande pas pour qui vous avez voté, je vous demande simplement si vous avez voté. Ceux qui ont voté peuvent lever la main ? 1, 2, 3, 4, 5. Donc vous n'êtes pas des abstentionnistes qui sont tenus à l'écart de la politique, vous êtes des citoyens qui exercent leur droit de vote. Deuxième question : qui ira manifester samedi  soir prochain puisqu'il y a une nouvelle manifestation ?"
ED : "Matin, pas le soir "
DP : "Samedi dans la journée, à Paris, pas forcément à Paris. Vous irez tous manifester ? Pas vous Fabrice ?"
FS : " A Paris non. En région."
DP : " Vous irez manifester à Dole."
FS : " Oui bien sûr, bien sûr "
DP : "Vous manifesterez donc tous. C'est pour qu'on ait une idée de votre détermination. C'est pour qu'on ait aussi une idée sur la façon dont vous exercez vos droits ou vos devoirs de citoyen."
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Que vous inspirent ces présentations ?
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Younes Terre
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Re: GJ - La Grande Esplication

le Lun 3 Déc - 20:41
Vue celle de hier sur la 2 animé par Léa Salamé ! Enfin j'ai vu juste la fin avec Ruffin et Todd..J'ai raté JLM !
Je n'avait pas vu la télé depuis longtemps et j'ai trouvé Léa Salamé moins garce que d'habitude , plus journaliste , si bien que je me suis demandé si elle sentait le venty tourner ! Tout est revenu en place ce matin sur France Inter , Léa Salamé avait retrouvé son rôle au point que je me suis demandé si c'est juste une nuit de someil qui lui avait remis les idées en place , ou si elle c'était fait remettre à sa place !

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EddieCochran+
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Re: GJ - La Grande Esplication

le Ven 7 Déc - 1:44
3 -

Dans l'émission GJ-La Grande Explication dont il est question dans ce fil participait un GJ nommé Maxime Nicolle dont vous verrez le CV qu'il a voulu donner à l'antenne et que vous découvrez dans les billets 0 et 1.

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France.info a voulu en savoir un peu plus sur lui, voici le résultat de l'enquête du journaleux Vincent Matalon :

"
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On a passé au crible les rumeurs relayées par "Fly Rider", la star des "gilets jaunes" dont les vidéos cartonnent sur Facebook
Figure du mouvement sur Facebook, Maxime Nicolle est à la tête de l'un des plus importants groupes de militants du réseau social.


Vincent Matalon France Télévisions Mis à jour le 06/12/2018 | 11:38 publié le 06/12/2018 | 07:10


Lundi 10 décembre, la France ne sera plus dirigée par Emmanuel Macron, et sera mise sous tutelle par l'ONU. Mais auparavant, le président français devra proclamer l'état d'urgence grâce à l'article 16 de la Constitution, et des militaires européens vont assurer la sécurité dans les rues de l'Hexagone. Vous doutez de ces informations ? C'est normal : elles ne proviennent d'aucune source fiable, mais des vidéos en direct diffusées sur Facebook par Maxime Nicolle.

Surnommé "Fly Rider" (cavalier volant, en français), cet habitant des Côtes-d'Armor est à la tête de l'un des groupes de "gilets jaunes" les plus importants du réseau social, avec près de 130 000 membres. Cet intérimaire de 31 ans s'est fait connaître du grand public grâce à son passage sur le plateau de Cyril Hanouna, sur C8, fin novembre, et il communique très régulièrement sur Facebook. Ses vidéos, dans lesquelles il est parfois accompagné d'une autre figure du mouvement, Eric Drouet, sont visionnées par plusieurs centaines de milliers d'internautes. Maxime Nicolle répond avec aisance et franchise aux questions des manifestants, tout en relayant un nombre conséquent de fausses informations ou de rumeurs invérifiables.

Franceinfo a écouté avec attention deux de ses dernières interventions, diffusées après la manifestation du samedi 1er décembre, et a passé aux cribles les affirmations de "Fly Rider".

Des manifestants ont-ils récupéré le matériel de CRS ?
Ce que dit "Fly Rider". Dans sa vidéo en direct diffusée au lendemain du rassemblement parisien (à 3:19), Maxime Nicolle assure que des membres des forces de l'ordre se sont "barrés" de leur poste pendant les scènes de violence, laissant "casques, gilets et boucliers" aux manifestants. "Un fusil d'assaut automatique a été apparemment volé, avec des chargeurs", ajoute le "gilet jaune".
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Pourquoi c'est vrai. Des manifestants virulents ont effectivement parfois réussi à dérober du matériel policier. Une scène particulièrement violente filmée au pied de l'Arc de triomphe par RT France, branche française de la chaîne russe RT, montre ainsi un membre des forces de l'ordre se faire voler son bouclier alors qu'il se fait rouer de coups par des "gilets jaunes".

Contactée par franceinfo, la préfecture de police ne communique pas sur ce sujet et renvoie aux auditions du ministre de l'Intérieur devant les parlementaires. Entendu mardi par les sénateurs, Christophe Castaner a confirmé que des casseurs avaient subtilisé un "fusil d'assaut" lors de l'attaque d'une voiture de police dans le 16e arrondissement. Ajoutant que l'arme n'avait toujours pas été retrouvée trois jours après les faits, le ministre de l'Intérieur n'a toutefois pas précisé si des chargeurs avaient également été volés.

Le gouvernement a-t-il "fait exprès" de créer des débordements autour de l'Arc de triomphe ?
Ce que disent "Fly Rider" et Eric Drouet. Le militant continue son analyse en affirmant que les forces de l'ordre ont "fait exprès" de provoquer des violences au niveau de l'Arc de triomphe. "Ils ont fait un goulot d'étranglement sur la place de l'Etoile en bloquant tous les accès, sauf un. Du coup, tout le monde venait sur la place, et c'est là qu'ils se sont mis à gazer, à envoyer des flash-balls, des jets d'eau, et des grenades dispersantes", assure-t-il.

Invité en pleine nuit dans un second direct de "Fly Rider", Eric Drouet livre son opinion sur la suite des événements. "Ils ont dispersé tout le monde dans les rues (...) pour protéger l'Arc de triomphe, et au final, ils ont mis à découvert tout le reste de Paris. J'ai trouvé ça fou. (...) Il faut bien qu'ils admettent leur erreur par rapport à ça."

Pourquoi c'est plus compliqué que cela. Contacté par franceinfo, le ministère de l'Intérieur dément toute volonté de créer une souricière sur la place de l'Etoile. "L'idée était d'adopter un dispositif adapté, qui permette aux manifestants d'accéder aux Champs-Elysées dans un cadre sécurisé et sans casseurs, après examen des sacs et un contrôle d'identité", indique-t-on place Beauvau. Le ministère reconnaît que le point de contrôle situé en haut de l'avenue des Champs-Elysées a vite été fermé après que des manifestants ont tenté de le forcer en début de matinée. Mais selon lui, il était possible de se rendre aux autres barrages filtrants – qui donnaient sur la célèbre avenue – en passant par les rues adjacentes.

En recevant les syndicats policiers mardi, Christophe Castaner a toutefois annoncé l'abandon de cette stratégie proche de celle adoptée pour les fan-zones en cas de nouvelle manifestation samedi. Lundi soir, devant la commission des lois de l'Assemblée nationale, il a promis davantage de "mobilité" des forces de l'ordre. Ce que l'on peut interpréter comme une manière d'admettre que la stratégie mise en place samedi n'était pas la bonne.

Des snipers étaient-ils présents sur les toits ?
Ce que dit "Fly Rider". Enumérant rapidement plusieurs faits au sujet de la manifestation parisienne, Maxime Nicolle assure également qu'il "y avait bien des tireurs d'élite sur les toits".

Pourquoi c'est vrai. Samedi, à 18h50, les caméras de l'agence de presse Reuters ont communiqué aux télévisions partenaires, dont franceinfo, des images en haut de l'avenue des Champs-Elysées. On y voit plusieurs hommes, dont un tireur d'élite aux aguets, sur une terrasse, tournés en direction de l'Arc de triomphe.
Il est fort possible que d'autres dispositifs de ce type aient été déployés dans la ville, car cette pratique s'est répandue dans le contexte de menace terroriste en France. "Depuis [les attentats de] 2015, lorsqu'une manifestation est organisée avec beaucoup de monde, comme les Fêtes de Bayonne, il y en a, c'est une pratique fréquente", explique à franceinfo Philippe Capon, membre du syndicat Unsa-Police. Le rôle de ces "tireurs haute précision", selon la terminologie officielle, "est de neutraliser et de protéger la foule face à une personne qui viendrait avec une arme ou qui pourrait commettre un acte terroriste. Ce n'est évidemment pas pour viser les manifestants", ajoutait ce syndicaliste.

Les images sont néanmoins formelles : à Paris, au moins un sniper était encore sur place dans la soirée de samedi, malgré les dénégations de la préfecture de police, contactée à plusieurs reprises à ce sujet par franceinfo. Le ministère de l'Intérieur rappelle de son côté que l'utilisation (préventive) de tireurs d'élite fait partie du plan Vigipirate et de l'antiterrorisme.

Des policiers en civil ont-ils participé à la casse ?
Ce que dit "Fly Rider". Lorsqu'elle revient sur l'utilisation par les forces de l'ordre de gaz lacrymogènes et de grenades de désencerclement sur la place de l'Etoile (à 4:55), cette figure du mouvement des "gilets jaunes" indique que la police visait les casseurs. "Casseurs qui – oh !– étaient aussi des flics ! On a des vidéos. (...) J'en ai vu plein. Ces flics qui cassaient étaient là pour bien motiver les casseurs", assène-t-il.

Pourquoi c'est faux. C'est une rumeur persistante, et qui ne date pas du mouvement des "gilets jaunes". Samedi, de nombreuses vidéos tournées par des manifestants ont montré des policiers en civil équipés à la manière de casseurs (sacs à dos, casques, masques...) s'éloigner de la foule sous les huées des manifestants ou se changer près de camionnettes. Une vidéo tournée par un journaliste du Monde montre même un membre des forces de l'ordre, casqué et portant un gilet jaune, lancer ce qui semble être une grenade.

Ces policiers en civil sont-ils chargés de faire dérailler la manifestation en participant à des violences ? "Faux. Comme dans toute manifestation, les policiers en civil procèdent discrètement à des interpellations et renseignent sur les mouvements du cortège", a réagi samedi sur Twitter le compte de la police nationale alors que la manifestation était encore en cours. Un commissaire de police interrogé à ce sujet par les journalistes d'Explicite (article payant) confirme.

Ils sont habillés ainsi pour procéder aux interpellations. La distance entre les barrages et les manifestants qui sont violents est trop importante pour que nous puissions nous approcher et interpeller. (...) Dès qu'ils interpellent quelqu'un, nous venons immédiatement en protection car ils sont à découvert.
Un commissaire de police à Explicite

Plusieurs syndicalistes policiers interrogés par franceinfo et Le Figaro (article payant) abondent en ce sens. Denis Jacob, secrétaire général du syndicat Alternative police, indique ainsi au quotidien que les autorités ont souvent recours à ces techniques d'infiltration depuis que la présence de black blocs au sein des cortèges s'est intensifiée.

La présence de véhicules diplomatiques près de la place de l'Etoile est-elle "bizarre" ?
Ce que dit "Fly Rider". "Y'a plein de trucs bizarres", s'étonne encore Maxime Nicolle dans sa vidéo en évoquant les véhicules enflammés samedi (à 5:30). "Il y avait des voitures basiques qui ont été brûlées – ce que je ne cautionne pas –, mais il y avait aussi des voitures avec des plaques diplomatiques qui étaient comme par hasard placées là où il fallait !" Que sous-entend "Fly Rider" avec ce "comme par hasard" ? Mystère : contacté, il n'a pas répondu aux questions de franceinfo.

Pourquoi c'est faux. La présence de véhicules équipés de plaques minéralogiques à fond vert, caractéristiques des diplomates, n'a absolument rien de "bizarre" dans ce quartier. C'est en effet dans l'ouest de Paris, et particulièrement les alentours de la place de l'Etoile, que se concentrent le plus grand nombre d'ambassades et de consulats de la capitale. Franceinfo a recensé sur une carte la plupart des représentations diplomatiques de cette zone.

Dans un article, l'Agence France Presse relève ainsi la présence de deux véhicules diplomatiques saccagés sur l'avenue Pierre 1er de Serbie, à proximité de plusieurs ambassades.

Emmanuel Macron va-t-il confier les clés de la France à l'ONU ?
Ce que dit "Fly Rider". Le charismatique "gilet jaune" passe ensuite à un tout autre sujet (à 6:36). "Le 10 décembre, un accord va être voté par Macron qui ferait passer la gestion de la France, enfin des pays de l'Europe, par l'ONU", explique-t-il, avant de préciser qu'il s'agit là d'une "info qui n'est pas confirmée" : "plein de gens me le disent, mais je ne trouve pas de source officielle qui prouve le truc".

Ce qui ne l'empêche pas d'expliquer davantage cette théorie dans un autre direct diffusé quelques heures plus tard (à 29:30). Selon lui, Emmanuel Macron aurait décidé que la France abandonne son statut de membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU. Ce qui donnerait à l'institution internationale, selon lui, "l'opportunité de contrôler plus ou moins le pays et les lois qui y sont faites."

Pourquoi c'est complètement faux. Maxime Nicolle a raison de prendre des précautions en évoquant ce sujet : il relaie là l'une des fausses informations les plus fantaisistes qui circule avec persistance dans les groupes Facebook de "gilets jaunes". Ces rumeurs, auxquelles France Inter a consacré un article, font en fait référence à un autre sujet : la signature lors d'un sommet prévu lundi 10 décembre à Marrakech de deux pactes, l'un sur les réfugiés, l'autre sur les migrations.

Contactée par franceinfo, Marie-Laure Basilien-Gainche, professeure de droit public à l'université Lyon-3 et spécialiste des politiques d'immigration et d'asile, tombe de sa chaise à la lecture de cette rumeur. "Il ne s'agit pas d'une décision de l'ONU, et ce texte n'a même pas le statut d'un accord international, qui nécessiterait d'être ratifié par les parlements nationaux !" explique-t-elle.

Pour résumer, les deux Global Compacts ne sont que des manifestations, par les Etats membres des Nations unies, de leur volonté de s'engager à respecter le droit international déjà en vigueur depuis cinquante ans dans la gestion des migrations.


Marie-Laure Basilien-Gainche, professeure de droit public à l'université Lyon-3 à franceinfo

Cette spécialiste, comme le chercheur au Centre migrations et citoyennetés de l'Institut français des relations internationales Matthieu Tardis, interrogé plus tôt par franceinfo, confirme enfin que ce pacte ne prévoit aucune contrainte, ni transfert de souveraineté nationale, pas même sur la question des migrants. Il est néanmoins vrai que le texte provoque de vives oppositions. Ainsi, les Etats-Unis, l'Australie et six pays européens (notamment la Hongrie) refusent de signer ce pacte, qu'ils jugent trop favorable aux migrants.

Difficile quoi qu'il en soit d'imaginer l'ONU prête à exercer une réelle tutelle sur la France. L'organisation possède bien un Conseil de tutelle, mais qui était destiné à préparer l'indépendance des territoires colonisés. Cette instance est en sommeil depuis 1994 et la proclamation de l'indépendance de Palaos, petit archipel anciennement américain situé dans l'océan Pacifique.

Le président va-t-il instaurer l'état d'urgence "avec l'article 16 de la Constitution" et faire intervenir "les militaires européens" ?
Ce que dit "Fly Rider". Autre rumeur relayée par Maxime Nicolle (à 7:43), la volonté d'Emmanuel Macron de "nous mettre en état d'urgence", à l'aide de "l'article 16 de la Constitution, qui donne les pleins pouvoirs au président". Il détaille quelques minutes plus tard (10:10) "le problème" que constituerait cette nouvelle : "si l'état d'urgence est déclaré et que l'armée refuse d'aller dans les rues, le gouvernement peut demander l'assistance des militaires européens. Voilà."

Pourquoi c'est n'importe quoi. Le "gilet jaune" confond en fait deux dispositions légales : l'état d'urgence et le recours aux pouvoirs exceptionnels du chef de l'Etat. L'état d'urgence, prévu par la loi n°55-385 du 3 avril 1955 dans le contexte de la guerre d'Algérie, permet d'interdire la circulation dans certains lieux, d'interdire de séjours certaines personnes, ou encore d'autoriser des perquisitions administratives, en cas d'atteintes graves à l'ordre public. Les Français connaissent bien ce régime, puisqu'il a été appliqué au lendemain des attentats de novembre 2015 jusqu'à la fin octobre 2017. Certaines de ses dispositions ont depuis intégré le droit commun. Interrogé à ce sujet lundi, le secrétaire d'Etat à l'Intérieur, Laurent Nuñez, a indiqué que le retour à ce régime d'exception n'était "pas à l'ordre du jour".

L'article 16 de la Constitution, en revanche, ne concerne pas l'état d'urgence, mais la concentration de nombreux pouvoirs dans les mains du président de la République. Le chef de l'Etat ne peut y avoir recours qu'en cas de "menace grave et immédiate des institutions de la République", et "d'interruption du fonctionnement régulier des pouvoirs publics", écrit sur son site internet le Conseil constitutionnel. Cet article permet momentanément au président "de prendre les mesures exigées par ces circonstances", y compris des mesures législatives, "sous le regard du Parlement et du Conseil constitutionnel", détaille Marie-Laure Basilien-Gainche. "Il n'a été employé que du 23 avril au 29 septembre 1961, après la tentative de coup d'Etat de quatre généraux de l'Algérie française."

Si l'idée venait à Emmanuel Macron d'avoir recours à l'article 16 de la Constitution pour résoudre la crise des "gilets jaunes", pourrait-il faire appel aux "militaires européens" pour rétablir l'ordre dans les rues ? Cela semble difficile, puisqu'aucune armée de l'Union européenne n'existe à l'heure actuelle. Le président de la République a d'ailleurs plaidé pour la création d'une telle force début novembre, ce qui a provoqué l'ire du président américain Donald Trump.
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Evidemment une majorité d’illettrés fréquentant les rézoasocios va gober tout ça (càd des gens sachant lire, écrire et compter, à ne pas confondre avé des analphabètes, mais qui ne sont pas en capacité de comprendre le sens des mots et/ou des phrases et/ou qui n'éprouvent aucune curiosité à vérifier si ce qu'ils pensent avoir compris est correct).

Ce type déclare avoir passé une année à l'étranger. avant d'être à l'ASS. Quand on regarde les tatouages sur les doigts de sa main ils rappellent bougrement ceux que l'on trouve sur les gens en prison...

Un gazier hyper toxique et hélas influent. Sacré Lie Raider !

Son compère Eric Drouet qui invite sur les ondes et sur la Toile à "prendre l'Elysées" est du même acabit, mais moins prudent dans ses harangues et il tombe actuellement sous le coup de la loi pour incitation à renverser les institutions de la République, càd 7 années de cabane à la clef... Enfin avé des jugeurs qui ont des roupa balle.
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EddieCochran+
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Re: GJ - La Grande Esplication

le Sam 8 Déc - 0:25
4 -

Toujours du même allocataire des ASS de 31 ans à 480 € par mois qui trouve de l'argent pour être un jour à Paris et un autre à Nice dans ma bonne ville où il sévit dans la propagande de décérébralisation de masse, hélas derrière les mystifications déjantées d'un fils d'une grande figure de la Fance Libre et élu de la Ville, un fiston qui n'est moralement même pas à la hauteur de la marque de la semelle de son père sur un sol sec...

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Magnat des affaires et guerre mondiale : qui est ce «Monsieur X» qui doit aider les gilets jaunes ?
Service Checknews  Il y a 2 heures




Présenté par un des porte-parole des gilets jaunes comme détenant des informations compromettantes sur le gouvernement français, «Monsieur X» a donné une étonnante conférence devant une poignée de Gilets jaunes, mercredi 5 décembre.



Question posée par Nicolas le 06/12/2018

Bonjour,

Vous nous avez posé la question : «Qui est vraiment "Monsieur X"présenté par les gilets jaunes (Maxime Nicolle/Fly Rider) comme détenant des informations compromettantes sur Macron et le gouvernement ?»


Depuis plusieurs jours, le nom de «Monsieur X» circule dans les groupes de gilets jaunes. C’est Maxime Nicolle, porte-parole du mouvement dans les Côtes-d’Armor et dont CheckNews vous parlait ici, qui l’a surnommé ainsi, annonçant que l’homme avait des révélations à faire et pouvait aider les gilets jaunes. Lors d’un rassemblement de gilets jaunes, il annonçait avoir consulté des documents fournis par ce «monsieur X», qui pourraient déclencher une «guerre mondiale en même pas une heure». «Je sais des choses ce soir qui peuvent faire en sorte qu’on veuille me tuer», affirmait-il en assurant être «vraiment sérieux».

Les gilets jaunes ont donc pu découvrir Philippe Argillier, de son vrai nom finalement divulgué par Maxime Nicolle, au cours d’un Facebook live de deux heures tourné à Nice lors d’une réunion avec d’autres gilets jaunes mercredi 5 décembre et visionné plus de 450 000 fois.

Pour introduire, la réunion et le live Facebook, Fly Rider (surnom de Maxime Nicolle) annonce : «Vous avez voulu le voir? Voilà Philippe Argillier». Ce même Philippe Argillier qui explique au bout de quelques minutes de conférence : «Il y a un gouvernement, comme l’Elysée et Matignon, mais sachez qu’il existe un monde parallèle, un monde très parallèle. Je le qualifierais peut-être de gouvernement officieux, mais malgré tout qui détiendrait certains rouages et certaines réponses à un gouvernement officiel.» Il poursuit plus tard : «Pour prendre la parole, il a fallu que j’ai le courage de faire ce que je ne suis pas supposé faire. À savoir, prendre deux Français [Maxime et Jonathan, les gilets jaunes qui ont vu les documents, NDLR], qui n’ont pas de statut diplomatique ou étatique, et de les mettre à cette minute sur un siège de chef d’Etat.»

Les raisons qui l’ont poussé à entrer en contact avec les gilets jaunes et leur montrer ses soi-disant documents confidentiels ? «C’est une revanche personnelle, un devoir personnel que je me suis imposé», lance-t-il toujours lors du live, sans donner plus de précisions.

«Business mogul» et nuits bruxelloises


On sait peu de choses de Philippe Argillier. Le quotidien régional Nice Matin indique qu’il est le fils du commandant Argillier, ancien militaire des Forces françaises libres et conseiller municipal à la Ville décédé en 1999. Au cours du live Facebook, l’invité mystère de Maxime Nicolle, campé derrière un pupitre décoré d’un drapeau tricolore, se présente comme le «créateur d’un réseau de consultants auprès de gouvernements» ou encore comme un «prestataire de services» auprès de gouvernements qui auraient été ses clients de «2001 jusqu’au31 décembre 2015». «J’ai passé maintenant dix-huit ans à diriger derrière les coulisses plusieurs gouvernements», avance-t-il en insistant sur la confidentialité à laquelle il serait tenu, en ajoutant : «On a fait appel à moi en me demandant si je pouvais aider, à l’époque, un pays, à restructurer son organisme financier, y compris à développer le tourisme.»


Outre les captures du live de mercredi, on trouve quatre photographies de «Monsieur X» sur le site de l’agence Getty images. On le voit, en 2008, lors de la fête de lancement de la fondation du groupe Black Eyed Peas. L’agence le présente alors comme un «business mogul» (magnat des affaires, en français). Il y pose aux côtés de sa femme, Prentiss, qui a sorti un album en 1991 intitulé Love All Ways. Il apparaît également avec un des membres du groupe, Apl.de.ap.

Sans qu’on puisse établir avec certitude s’il s’agit de la même personne, on retrouve un Philippe Argillier originaire de Nice dans un article du Soir, qui date de 1992, où il assure avoir créé l’événement des «dimanches gays» dans la boîte de nuit bruxelloise L’Empire. Le journaliste François Robert le décrit : «"Prop" sur lui, Philippe Argillier. Il respire le fric. Il vient de la région de Nice.»

«On n’a rien compris à ce que vous dites, on veut du concret»
Le discours de «Monsieur X» mercredi soir a été accueilli plutôt froidement par les Gilets jaunes présents et ceux qui ont commenté le live sur Facebook. Alors que Philippe Argillier brode sur des documents compromettants qu’il est censé détenir sans jamais en dire plus, la plupart des gilets jaunes lui reprochent d’être trop flou. Une participante à la soirée lui lance, durant la séance des questions : «Finalement, je n’ai rien compris, on n’a rien compris à ce que vous dites. On veut du concret.» De son côté, Philippe Argillier, sibyllin, insiste sur le fait que «les documents en question ont été uniquement validés pour montrer qu’en tant que consultant du gouvernement, certains documents existaient». Les gilets jaunes n’en sauront pas plus. Si ce n’est que pour appuyer ses propos sur l’importance des documents qu’il détient, il prétend : «Macron et Philippe sont en train d’écouter minutieusement ce que je suis en train de dire.»

D’autres reprochent à «Fly Rider» (Maxime Nicolle), qui se targue lui d’avoir pu consulter les documents dans la villa de Philippe Argillier à Nice, de s’être fait avoir. «Fly tu as été naïf, tu n’es plus crédible, je demande ton retrait du mouvement, tu t’es fait balader comme un bleu, que vas-tu pouvoir faire devant des politiciens», commente ainsi un gilet jaune déçu sur Internet.

À partir de 54 minutes de live, Philippe Argillier annonce avoir écrit un livre autobiographique, Le Créancier, «bien évidemment qui n’a pas encore été édité parce qu’il ne fait pas partie de mon planning».

Cordialement,

Émilie Berger

Cet article a été réalisé dans le cadre d’un partenariat avec le CFPJ pour le journal d’application de la promotion 47
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Comment ne pas s'interroger sur l'état de satiné mentale de tous ces personnages qui prennent leurs suiveurs pour des benêts ?
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